Douze hommes en colère

Douze hommes en colère

Douze Hommes en colère (12 Angry Men) est un film dramatique américain réalisé par Sidney Lumet et sorti en 1957.

Synopsis:

 Le film entier (ou presque) se déroule dans la chambre de délibération du tribunal, le jour le plus chaud de l’année . Un jury composé de douze hommes doit statuer sur le sort d’un adolescent accusé d’avoir poignardé son père et que tout accuse. Onze des jurés le déclarent coupable, mais le juré numéro 8 (Henry Fonda) un architecte, précise qu’il a des doutes sur l’innocence ou la culpabilité de l’accusé et le déclare non-coupable.

Scène:

La scène choisi, est celle ou l’architecte (juré n°8), interroge le courtier en bourse (juré n°4). Il lui demande s’il se souvient de ce qu’il a fait pendant sa semaine. Cette « interrogatoire » permettra dans un premier temps à l’architecte de prouver au courtier en bourse, que le jeune garçon a répondu sous le coup de l’émotion aux policiers. Il permettra aussi, dans un second temps, de faire basculer la décision du courtier en bourse sur le sort du jeune garçon, porté en accusation.

La scène commence à 11min 38 de la vidéo (voir sur dailymotion “12hommes en colère, part 4)

Analyse des personnages:

Dans cette scène nous retrouvons l’architecte, juré qui dès le départ vote non coupable pour le statut du jeune homme. Celui tente de faire changer d’avis le courtier en bourse, qui depuis le début du film est convaincu que l’accusé a tué son propre père. Ici, ils parlent du témoignage du policier qui a interrogé le jeune accusé pour savoir où il était au moment du meurtre. Le crime a eu lieu il y a trois mois maintenant. L’architecte tente de prouver au courtier qu’il est très facile et certainement probable d’être influencé émotionnellement lors d’un interrogatoire (surtout quand il est effectué, tout près du corps gisant de son propre père). Pour cela, il va le questionner sur ce qu’il a fait cette semaine.

 

Les plans utilisés pour filmer l’architecte sont très imposants. En effet, on peut voir que celui-ci se tient en position de force, comparé au courtier en bourse. Il est debout, filmé en contre plongé. Ce type de plan a tendance à accroître l’importance du sujet. Et c’est justement le cas. L’architecte se livre à un interrogatoire prenant et lourd sur le courtier. Au départ, ses question sont simples, voire ordinaires. Mais au fur et à mesure elles deviennent nombreuses. La voix de l’architecte est rapide, il ne laisse presque pas le temps au courtier de répondre.

 

Par ce comportement, on constate bien que l’architecte cherche à comprendre avant d’accuser le jeune homme. Certains indices lui font penser qu’il est innocent. Il aurait très bien pu se plier à l’avis des onze autres jurés, mais il ne l’a pas fait. Parce que c’est un homme qui cherchent à comprendre, et pas un homme qui se concentre sur les faits et les détails tels le courtier. L’architecte est un homme réfléchi. Il est bien (presque) le seul, à penser à l’implication du jugement sur le jeune garçon. Même si les faits ont été exposés lors du procès, il continue à avoir des doutes. C’est un homme qui se pose de nombreuses questions.

 

Lors de cette scène, nous voyons bien qu’il est prêt à interroger le courtier, tel que le jeune homme aurait pu être interrogé par la police. Il utilise les mêmes techniques que celles utilisés par les forces de l’ordre. Techniques qui d’ailleurs ont réussi à perturber le courtier.

 

D’ailleurs, celui-ci se laisse porter par le jeu, croyant qu’il n’aurait pas de difficultés à répondre (« laissez le faire ! »). Au départ, il répond instinctivement. Il se sent confiant et parle calmement. Le plan taille est utilisé pour les premières questions. Cependant, au moment ou le courtier commence à réfléchir pour répondre, le plan change. Celui-ci devient un plan poitrine. Plan qui permet de se rapprocher du sujet et d’en avoir une image nette.

L’hésitation et la réflexion se font ressentir sur le visage du courtier. Il répète les questions de l’architecte, et ce, à plusieurs reprises (« mercredi soir ? …mercredi soir… ») pour gagner du temps. Ce qui est intéressant ici, c’est qu’il reste très calme et très posé pendant l’interrogatoire.

 

C’est alors qu’à la dernière question, le courtier en bourse devient presque méconnaissable (« Vous n’étiez pas sous le coup de l’émotion je suppose Monsieur ? »)

Il s’aperçoit de son erreur. Il ne répond pas directement, comme il l’a fait auparavant avec les autres questions. Son silence est comme une réponse. Il se rend compte maintenant que le témoignage du jeune accusé a pu être influencé par la peur, la pression, la panique et l’émotion. Il baisse les yeux, signe qui montre qu’il a eu tort de se fier seulement au témoignage du policier. Filmé en gros plan, nous voyons bien que le courtier s’aperçoit de son jugement beaucoup trop hâtif.

Une goutte de sueur coule de son front (goutte qui peut être signifie le stress apparue lors de la dernière question). Ses derniers mots sont « Non… C’est vrai »).

Mots qui maintenant le ramène dans le camp des jurés qui plaide non coupable.

 

Il a suffit de mettre en situation le courtier pour qu’il comprenne que le jugement sur lequel il se basait n’était pas fiable. Le courtier est un homme terre à terre qui se fie aux choses concrète et tangibles. L’architecte l’a mis en situation d’expérience réelle. Position que seule la psychologie du courtier peut comprendre. C’est ainsi, qu’il a réussi à faire basculer l’avis du courtier.


La crise

28avr09

L’histoire de ce film est assez simple: Victor, un homme d’une trentaine d’année, va connaître la pire journée de sa vie. Sa femme, Marie, l’a quitté en lui laissant un mot sur la table, et comme si cela ne suffisait pas, il perd son emploi du fait d’une compression du personnel. Il va donc chercher du soutien auprès de son entourage et il se rend compte qu’il n’est pas le seul à avoir des problèmes. Bref, le titre du film aurait très bien pu être “Une journée de merde”. Colline Serreau, elle, a choisi “la Crise”, et après tout, c’est aussi bien.

Ce film traité sous forme de comédie, présente et dénonce tout les problèmes sociaux qui hantent notre système. Tout y passe: le chômage, le racisme, le divorce, la maladie, l’argent, l’écologie… Servi par d’excellents comédiens (Vincent Lindon et Patrick Timsit dans le rôle de Michou qui lui va comme un gant), ce film arrive à nous faire rire par des dialogues très bien écrits, et à nous émouvoir grâce à ses personnages aux nombreux problèmes (et Michou n’y est pas pour rien dans ces deux domaines).

En résumé, une très bonne comédie très bien écrites, très bien réalisées et surtout très bien interprétées, qui nous fait part des nombreux maux dont souffre notre société.

Extrait:

Cet extrait met en scène Victor et sa femme en pleine dispute dans le cabinet de ce dernier. On voit une femme, pleine de pouvoir et de soif d’argent, contrairement à un mari présent pour aider les plus “faibles” (ses patients).


Synopsis
Franck (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jalil_Lespert) , un étudiant parisien d’école de commerce, effectue un stage dans le service des ressources humaines à l’usine où son père a travaillé au cours des 30 dernières années. Il est impliqué dans le passage à la semaine de 35 heures qui balaie le pays. Il se rend compte au fil du temps, que la direction se sert de lui comme d’un écran de fumée pour licencier les employés non désirés – y compris son propre père.

Alors que Franck tente de lutter contre l’expulsion de certains ouvriers y compris son père, une sérieuse confrontation s’en suit, obligeant le père et le fils à réfléchir sur la relation qu’ils ont, tout en réalisant leur propre vie.

jalil lespert jean claude vallod human resources

Résumé d’une scène:

La scène que j’ai choisi est celle où Franck appelle avec le soutien de sa soeur, Mme Arnaud la syndicale. La scène se déroule chez les parents de Franck. Ce dernier décide d’appeler Mme Arnaud pour avoir son soutien et ses conseils, concernant le renvoi des ouvriers, y compris son père. Il appele donc Mme Arnaud. Celle ci lui fait bien comprendre qu’à partir de ce point, il ne pourra plus faire marche arrière, ce qui signifit qu’il pourra être viré de sont stage. Franck en est bien conscient et s’en moque. Tous ce qui compte pour lui, c’est l’avenir de son père. Un stage il peut en trouver d’autre et sans problème. Au moment où la discussion bat son plein au téléphone, c’est alors que son père, Jean Claude, en colère et hors de lui arrive, arrache le combiné des mains de Franck et agresse Mme Arnaud au téléphone. Il ne veut en aucun cas de l’aide de son fils et de Mme Arnaud. Il accepte son renvoi sans protester. Après 30 ans de travail chez TNT, il accepte d’être viré.

Cette scène, mon tre bien le choc des générations. On a ici un père, qui a toujours été fidèle à la société où il travaille. Le travail est la chose la plus importante dans la vie; c’est un père qui a obéit au patron, qui a toujours vu en lui une sorte de messie, celui qui lui a permis de faire vivre sa famille. Contrairement au fils, Franck, faisant partie de la génération Y, qui sait ce qu’il veut et ce qu’il vaut. L’autorité n’est pas toujours synonyme de pouvoir. Il n’a pas peur de se comparer aux autres. Contrairement à ses parents, Franck ne place pas le travail au premier plan. Dailleurs, il pense à court terme et est très mobile. On voit bien que tout au long du film on retrouve ce choc des générations, où rien n’est percu de la même manière par les parents et par le fils.


Madame G est une jeune enseignante chimérique. Elle choisit pour premier emploi une classe difficile. Son obstination et son amour pour le métier qu’elle exerce, vont lui permettre de réaliser ce qu’elle souhaite:  avoir une classe unifiée et  être apprécié et respecté par ses élèves.

Pour illustrer ceci, une scène correspond en tout point aux ambitions de Madame G: cette dernière crée une ligne rouge dans la classe pour, soi disant, “faire un jeu avec les élèves”.

ligne rouge

ligne rouge

Elle leur demande de se diviser de part et d’autre de la ligne. Elle leur indique d’avancer jusqu’à la ligne à chaque fois que la réponse à sa question est un oui. Pour cela, elle débute par une question simple, et ordinaire sur  un style de musique.


“Qui écoute Snoop Dog ?”

C’est alors que la majorité des élèves (toute communauté confondues) avance vers la ligne rouge en riant. Elle poursuit donc, avec des questions un peu plus personnelles.


“Le nombre de personnes chères que vous avez perdues?”

Très peu d’élèves reculent de la ligne. C’est alors qu’elle prend conscience de la dure réalité que  ces ados ont éprouvés jusqu’à présent. Les élèves près de cette ligne se regardent et s’aperçoivent que finalement ils ne sont pas seuls à  porter cette blessure et que la douleur ressentie est partagée.C’est ainsi qu’avec ce jeu, qui au départ devait les divertir, Madame G réussit à leur faire comprendre que malgré leurs différences de couleur, d’origines, de quartier, ils se ressemblent et vivent les mêmes problèmes mais aussi les mêmes peines.

je ne suis pas le seul


Elle leur propose donc, d’écrire sur un cahier, leur problèmes, leur douleurs, leur vies. Cette démarche leur permettra alors de “vider” et soulager leur peines lourdes et difficiles à garder pour soi.



Freedom Writers ou « Ecrire pour exister ». C’est un des films que j’ai eu l’occasion de voir en cours. C’est avant tout la vraie l’histoire d’une professeur d’anglais, Erin Gruwell (Hillary Shawk). Dans une riche ville américaine, une nouvelle enseignante plutôt aisée et pleine d’espoir se retrouve dans une ancienne école de riches mais aujourd’hui devenue véritable foyer de non-intégration pour tous les défavorisés du coin. Qu’ils soient noirs, asiatiques, latinos ou même parfois blancs, ils se retrouvent tous ensemble mais plus que jamais cloisonnés. C’est l’intégration communautaire à forte capacité d’implosion.

Les scènes sont plus que touchantes, elles vous transperce le cœur. Avec ce film, on devient vite à fleur de peau. L’histoire de ces jeunes étudiants, leurs passés, leurs vécus, est triste et pourtant réelle. tous ces jeunes existent vraiment. C’est leur quotidien et nombre d’autres adolescents vivent ces difficultés dans les quartiers américains.

Ce film a permis d’ouvrir les yeux sur les conflits de communauté et le désespoir de ces ados, repoussant toutes aides extérieur à leur quartier.

C’est un film poignant, qui m’a beaucoup émue (à en voir certaines de mes camarades pleurer, je n’étais pas la seule!) et que j’aimerais partager sur cet article. Pour ceux qui l’auraient déjà vu, laissez vos impressions, votre ressenti face à cette fiction bien réelle. Et si, vous avez été tout aussi bouleversée que moi en regardant Freedom Writers, c’est que vous êtes humain ^^ :)




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